De Lille à Courtrai en passant par Roubaix, Arras, Calais et Valenciennes,
de nombreux lieux d’exposition s’ouvrent à la programmation
Off des Transphotographiques.
Voici un tour d’horizon des
grandes tendances de ces accrochages.
Une poignée de photographes a choisi pour sujet le cadre géographique
du festival, à savoir la région lilloise, et les éléments
qui la composent.
Alors que Philippe Alexandre a
opté pour une promenade architecturale à travers
Lille, Eric Le Brun s’est intéressé aux réservoirs
d’eau industrielle de la métropole.
Si Grégory
Baillard se propose de partager ses errances nocturnes,
Jean-Michel Pancin souhaite rendre compte
de l’absence de nature dans
la ville et évoque les palliatifs trouvés par les habitants.
Dans
les années 1970 et 1980, Sylvie
De Leu a photographié des
Courtraisiens dans leur décor, leur magasin ou leur café, en
vêtements de travail ou en uniforme.
Quant à François
Van Heems, il profite des chalets de la plage
de Calais pour saisir le moment où les individus ne font plus attention à l’objectif
ni à la pose.
Enfin, Cédric Dhalluin s’est penché sur le sinistre à la
fois social, écologique, sanitaire et économique qui entoure
l’usine Metaleurop.
Pour d’autres, les clichés évoquent des horizons plus
ou moins lointains, avec des connotations propres à chacun.
Nadège
Fagoo retrace sa rencontre inattendue avec les enfants d’un
village du Togo tandis que Marc Delmotte se
souvient de ses différentes
explorations de la Chine et Michel Staumont de
ses émotions ressenties
en Irlande.
Les photographies de Katharina Bosse lèvent le voile sur un aspect
méconnu des Etats-Unis : à New York, San Francisco et
Los Angeles, elle est entrée dans des pièces décorées
selon des thèmes érotiques et louées pour assouvir des
fantasmes sexuels.
Alain Kazinierakis, pour
sa part, a rencontré des survivants au génocide
rwandais : ses portraits conduisent fatalement au questionnement.
A l’aide de morceaux de différentes villes européennes, Frédéric
Bellay s’est construit sa propre cité imaginaire.
Avec
son projet sur les " Identités ", Jean-Noël
Reichel est à la limite des deux catégories. En effet, il est allé à la
rencontre des populations multiculturelles de Paris et de Valenciennes. Une
façon de découvrir des cultures et des traditions différentes
sans prendre l’avion.
Enfin, une dernière catégorie d’artistes met surtout
en avant un thème.
C’est le cas d’un collectif de photographes avec ses déclinaisons
des différents modèles et utilisations de la boîte d’Harissa.
Un autre s’intéresse à l’art des fenêtres.
Si Dominique Coulon se
focalise sur le corps, ses mouvements et ses expressions, Ruth
Kaplan s’immisce dans l’intimité du rituel de l’eau
et de la pratique du bain.
L’association Silences et
vies a quant à elle monté un
projet photographique original : celui d’une rencontre culturelle
entre sourds et entendants.
Emmanuel Bazin nous
plonge dans l’ambiance des ports et rend hommage
aux dockers et à leurs conditions de travail difficiles.
En revanche, Stéphane
Himpens nous donne l’occasion de revivre
par clichés interposés quelques grands moments de scènes
de certaines légendes de la musique de ce siècle, de Miles Davis à Cure
en passant par James Brown, entre autres.
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