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Les Transphotographiques 2004

Les expositions du programme Off


De Lille à Courtrai en passant par Roubaix, Arras, Calais et Valenciennes, de nombreux lieux d’exposition s’ouvrent à la programmation Off des Transphotographiques.

Voici un tour d’horizon des grandes tendances de ces accrochages.


Une poignée de photographes a choisi pour sujet le cadre géographique du festival, à savoir la région lilloise, et les éléments qui la composent.
Alors que Philippe Alexandre a opté pour une promenade architecturale à travers Lille, Eric Le Brun s’est intéressé aux réservoirs d’eau industrielle de la métropole.
Si Grégory Baillard se propose de partager ses errances nocturnes, Jean-Michel Pancin souhaite rendre compte de l’absence de nature dans la ville et évoque les palliatifs trouvés par les habitants.
Dans les années 1970 et 1980, Sylvie De Leu a photographié des Courtraisiens dans leur décor, leur magasin ou leur café, en vêtements de travail ou en uniforme.
Quant à François Van Heems, il profite des chalets de la plage de Calais pour saisir le moment où les individus ne font plus attention à l’objectif ni à la pose.
Enfin, Cédric Dhalluin s’est penché sur le sinistre à la fois social, écologique, sanitaire et économique qui entoure l’usine Metaleurop.


Pour d’autres, les clichés évoquent des horizons plus ou moins lointains, avec des connotations propres à chacun.
Nadège Fagoo retrace sa rencontre inattendue avec les enfants d’un village du Togo tandis que Marc Delmotte se souvient de ses différentes explorations de la Chine et Michel Staumont de ses émotions ressenties en Irlande.
Les photographies de Katharina Bosse lèvent le voile sur un aspect méconnu des Etats-Unis : à New York, San Francisco et Los Angeles, elle est entrée dans des pièces décorées selon des thèmes érotiques et louées pour assouvir des fantasmes sexuels.
Alain Kazinierakis, pour sa part, a rencontré des survivants au génocide rwandais : ses portraits conduisent fatalement au questionnement.
A l’aide de morceaux de différentes villes européennes, Frédéric Bellay s’est construit sa propre cité imaginaire.
Avec son projet sur les " Identités ", Jean-Noël Reichel est à la limite des deux catégories. En effet, il est allé à la rencontre des populations multiculturelles de Paris et de Valenciennes. Une façon de découvrir des cultures et des traditions différentes sans prendre l’avion.


Enfin, une dernière catégorie d’artistes met surtout en avant un thème.
C’est le cas d’un collectif de photographes avec ses déclinaisons des différents modèles et utilisations de la boîte d’Harissa. Un autre s’intéresse à l’art des fenêtres.
Si Dominique Coulon se focalise sur le corps, ses mouvements et ses expressions, Ruth Kaplan s’immisce dans l’intimité du rituel de l’eau et de la pratique du bain.
L’association Silences et vies a quant à elle monté un projet photographique original : celui d’une rencontre culturelle entre sourds et entendants.
Emmanuel Bazin nous plonge dans l’ambiance des ports et rend hommage aux dockers et à leurs conditions de travail difficiles.
En revanche, Stéphane Himpens nous donne l’occasion de revivre par clichés interposés quelques grands moments de scènes de certaines légendes de la musique de ce siècle, de Miles Davis à Cure en passant par James Brown, entre autres.


E.S



Affiche Officielle Transphotographiques 2004




Le site officiel des Transphotographiques de Lille


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