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Rencontre avec Arnaud Meyer, photographe.


Ce jeune papa d’une petite Rosalie a découvert la photographie il y a maintenant 20 ans.

Depuis, sa technique a évolué, ainsi que les choix de ses sujets, même si, d’une certaine façon, le rapport aux autres a toujours dirigé son travail.


Un photographe en devenir…

Arnaud Meyer est né à Strasbourg en 1970.
De son enfance, il garde le souvenir d’un garçon peu sûr de lui, timide et sensible. Si ces traits de caractère peuvent pour certains apparaître comme des handicaps, Arnaud les relie positivement à son activité de photographe.

Vers l’âge de 14 ans, il part en voyage en Grèce avec son père et des amis. L’un d’entre eux possède un Minox : malgré la difficulté d’utilisation de ce type d’appareil photographique, c’est en s’essayant aux réglages qu’Arnaud prend goût à la prise de vue. Peu à peu, cet intérêt pour la photographie s’élargit aux expériences de laboratoire afin de comprendre les modifications qu’implique telle ou telle intervention technique.

Au moment du bac, à l’heure où les adolescents doivent définir leur orientation professionnelle, et donc scolaire, Arnaud comprend assez vite qu’il est fait pour les métiers artistiques. Il s’intéresse plus particulièrement à des carrières visuelles, pour finalement porter son choix sur la photographie.Il monte donc sur la capitale, où il ne connaît que quelques personnes, pour intégrer l’école Icart-Photo.

L’enseignement théorique et technique complète les notions de base acquises en amateur mais, d’après Arnaud, l’atout majeur de l’école réside dans sa méthode pédagogique fondée sur la formation pratique et les stages professionnels.

Il en effectue notamment un auprès du photographe de l’Opéra Garnier. Si les contraintes techniques l’ont un peu freiné, Arnaud en garde malgré tout un bon souvenir quant à l’approche de l’univers de la danse et des décors magnifiques du lieu.
A l’école, Arnaud apprécie aussi le fait de pouvoir utiliser un studio mis à la disposition des élèves pour les séances personnelles.
Attiré par la photographie de mode, il s’occupe lui-même du stylisme des volontaires qui lui servent de modèles et commence donc à démarcher les agences, book en poche.
C’est Metropolitan qui adhère en premier à son travail et lui offre la possibilité de travailler avec des mannequins pour des tests qui lui permettent petit à petit de répondre à des commandes.
Sa formation est validée par l’obtention du diplôme et par un dossier de fin d’études consacré à la photographie de mode.
C’est toujours dans cet univers qu’il devient assistant, tout en collaborant avec les agences de publicité et les magazines.


A la recherche d’un mode d’expression

Mais Arnaud sent que la photographie de mode l’enferme dans une façon de photographier qui n’est pas réellement la sienne.
D’année en année, muni de son Hasselblad moyen format, il ouvre progressivement son travail aux personnages en général, aux portraits.

Dorénavant, ses contacts professionnels sont plus orientés vers la musique ( avec le magazine Rolling Stone ), les sujets de société ( avec Psychologies ou Télérama ), le théâtre ou le cinéma (avec le magazine Studio), entre autres.

Parallèlement aux illustrations de presse, il développe sa technique et ses recherches personnelles à travers différentes séries.
La première, intitulée Interior, a pour but de confronter l’être avec son intériorité. Des enfants dans leur chambre, des femmes nues chez elles et des personnages dans leur voiture sont les trois axes qui composent cet ensemble.

Avec 60 ans et plus, Arnaud s’exprime à travers ses clichés et raconte des histoires, comme celles de la comédienne Danièle Lebrun ou de Jean-Claude Bouillon, interprète du commissaire Valentin des Brigades du Tigre.

Enfin, les paysages urbains s’inscrivent aussi dans cette quête de l’être humain. En effet, même si, au premier regard, les scènes sont vides de personnages, ceux-ci sont malgré tout présents par l’empreinte qu’ils ont laissé, par les transformations qu’ils ont apporté à l’espace original pour produire celui dans lequel ils vivent et qui les entoure.

Après l’intériorité, Arnaud raconte donc aussi l’environnement de l’Homme, voire amène une certaine critique sociale en montrant par exemple l’importante présence des routes à proximité des habitations.
La démarche est également proche avec sa série sur les objets : en apportant sa touche esthétique à une bouteille de liquide vaisselle, Arnaud magnifie cet objet de pure consommation et provoque le questionnement.

Récemment, Arnaud s’est associé au collectif Une Journée particulière, qui compte neuf photographes.
L’idée étant à la fois de se regrouper pour fédérer les contacts, comme un sorte d’agent, mais surtout de réaliser des actions artistiques communes. Les divers membres se caractérisant par des univers différents, il est intéressant de tous travailler sur un thème afin de confronter les approches choisies par chacun.

Contrairement à certains professionnels, Arnaud Meyer aime faire partager ses expériences et montrer ses photographies.
D’où la mise en place de son propre site web. Cette véritable vitrine de son travail expose ses clichés de personnages, de paysages, d’objets et autres travaux.

Prochainement, un autre aspect du travail d’Arnaud sera visible lors d’une campagne d’affichage nationale pour la Lutte contre le cancer. A travers ce nouveau partenariat, il montre une fois de plus son intérêt pour l’humain, au propre comme au figuré.

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http://meyer.arnaud.free.fr/





" ...familles & cie ", exposition collective
Le regard de 11 photographes autour
du thème de la famille
Du 29 avril au 2 mai 2004

Espace Beaurepaire
28, rue Beaurepaire
75010 Paris
Tél. 01 42 96 51 92




" Personnages 23 " © Arnaud Meyer







































" Personnages 18 " © Arnaud Meyer





" Paysages 41 C " © Arnaud Meyer




" Framprix " © Arnaud Meyer


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