Des séries d'images et des mots. Des pensées jetées sur le papier et des photos apparues comme des mirages. Des forêts croisées au détour d'un chemin perdu, un cheval surpris au milieu de rien. Des couleurs glauques ou tristes, des contrastes violents...
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Des séries d'images et des mots. Des pensées jetées sur le papier et des photos apparues comme des mirages. Des forêts croisées au détour d'un chemin perdu, un cheval surpris au milieu de rien. Des couleurs glauques ou tristes, des contrastes violents... |
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Captivée
par la scène plus que par l'animal ou le paysage, la photographe a voulu
exprimer une intimité. Il ne s'agit pas du tout d'une approche naturaliste. Le
cheval, la barrière, l'arbre ne sont qu'un prétexte à la photo. Ils ne sont pas
photographiés pour soi.
C'est l'effet visuel qu'ils produisent qui devient
intéressant et émouvant. Et là, se crée la proximité. La proximité dépend de
l'instant, de l'atmosphère qui lie la photographe à son sujet. Cette relation
improvisée et inattendue se manifeste par des couleurs et des contrastes
presque surréalistes. Chaque rencontre témoigne d'une fascination instantanée
pour un paysage ordinaire. Apprivoisée l'espace d'un instant.
Fascinée par le travail du photojournaliste américain Eugene Richards, Margot Valeur cherche à illustrer l'abandon. La photographe a choisi de montrer le paysage tel qu'elle le ressent.
Loin
des images cartes postales de la Lozère, elle a cherché le côté sensible des
décors. Elle a voulu aller à l'encontre de ce que l'œil attend d'une photo de
paysage. Par le sentiment, la sensation et l'émotion.
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